Toltèque Agile

Question de culture... Ou pas

10 octobre 2018

Question de culture... Ou pas

Jusqu'ici le monde du développement agile a connu deux sauts quantiques :

- Extreme Programming début des années 2000

- SAFe une décennie plus tard (grsso modo).

Car l'agile est  une évolution du Lean, au départ appliquée au développement de logiciels, pour se généraliser à d'autres produits complexes.

Question de culture ?

J'ai cru pendant longtemps qu'il fallait changer la culture ou même qu'un non-changement de culture était rédhibitoire dans la mise en oeuvre de l'agile.

C'est une planche des formations SAFe (et oui, je suis certifié SPC et donc j'en profite pour (co-)animer des formations !) qui m'a permis d'exprimer ce que je ressentais confusément jusqu'alors à propos  des pro et anti SAFe.

Allez savoir pourquoi... Si j'étais au départ plutôt rebuté par ce cadre d'agile à l'échelle, j'ai fini par comprendre son intérêt.

 

La clé est dans le premier pilier de la maison Lean vue depuis SAFe.

 

 

"Culture change comes last, not first".

Je crois que c'est ce qui est fondamentalement agile dans SAFe : le framework respecte les cultures tout en donnant un sacré coup de pied dans l'organisation.

Et c'est pour cela que ça marche.

Et c'est pour cela que parfois les mises en œuvre de Scrum ne marchent pas : si l'intention reste louable, elles ignorent la culture et les personnes en imposant a priroi un changement culturel impossible à atteindre.

Par exemple en remettant en cause la pertinence du rôle de Manager.

Ou bien en oubliant la nécessité d'outils informatisés.

Ou encore en confondant la finalité : meilleur équilibre valeur-qualité (cf le toit de la maison Lean) et le moyen : l'auto-organisation (décision décentralisée).

 

En dernière analyse, c'est une question de posture, voire d’ego.

Soit je vois l'agile de mon point de vue, soit du point de vue du.. pratiquant, dans son écosystème.

Et tout simplement une question de temps, face à des changements tout autant profonds qu'inéluctables.

Arrêtons donc de vouloir à tout prix changer les cultures, de considérer comme "échec" ce qui est déjà une incroyable avancée dans les organisations.

Arrêtons de vouloir libérer (délivrer...) des organisations qui ne sont pas prêtes.

Le management n'a pas encore changé son mindset... et alors ?!?

Comme disait ma grand-mère, "le mieux est l'ennemi du bien".

Ou encore "ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain".

 

L'agile aujourd'hui est dans la colonne "Work in Progress" de la société.

Et c'est juste génial :)

L'agile est-il scalable ? Agile : la mitose